L'éclair


Charles Maurin L'aurora del lavoro

Le travail humain! c'est l'explosion qui éclaire mon abîme de temps en temps.
"Rien n'est vanité; à la science, et en avant!" crie l'Ecclésiaste moderne, c'est-à-dire Tout le monde. Et pourtant les cadavres des méchants et des fainéants tombent sur le coeur des autres... Ah! vite, vite un peu; là-bas, par delà la nuit, ces récompenses futures, éternelles... les échappons-nous?...
- Qu'y puis-je? Je connais le travail; et la science est trop lente. Que la prière galope et que la lumière gronde... je le vois bien. C'est trop simple, et il fait trop chaud; on se passera de moi. J'ai mon devoir, j'en serai fier à la façon de plusieurs, en le mettant de côté.
Ma vie est usée. Allons! feignons, fainéantons, ô pitié! Et nous existerons en nous amusant, en rêvant amours monstres et univers fantastiques, en nous plaignant et en nous querellant les apparences du monde, saltimbanque, mendiant, artiste, bandit, - prêtre! Sur mon lit d'hôpital, l'odeur de l'encens m'est revenue si puissante; gardien des aromates sacrés, confesseur, martyr...
Je reconnais là ma sale éducation d'enfance. Puis quoi!... Aller mes vingt ans, si les autres vont vingt ans...
Non! non! à présent je me révolte contre la mort! Le travail paraît trop léger à mon orgueil: ma trahison au monde serait un supplice trop court. Au dernier moment, j'attaquerais à droite, à gauche...
Alors, - oh! - chère pauvre âme, l'éternité serait-elle pas perdue pour nous!







Il lampo


Il lavoro umano! è l'esplosione che di tanto in tanto illumina il mio abisso.
"Niente è vanità; alla scienza, e avanti!" grida il moderno Ecclesiasta, ossia Tutti. Eppure i cadaveri dei malvagi e dei fannulloni ricadono sul cuore degli altri... Ah! presto, fate presto; laggiù, al di là della notte, quelle ricompense future, eterne... le scansiamo?...
- Che fare? Il conosco il lavoro; la scienza è troppo lenta. Che la preghiera galoppa e la luce scroscia... lo vedo pure. È troppo semplice, e fa troppo caldo; faranno a meno di me. Ho il mio dovere, ne sarò fiero al modo di molti, mettendolo da parte.
La mia vita è consunta. Su! fingiamo, poltroneggiamo, che pietà! Ed esisteremo divertendoci, sognando amori mostruosi e universi fantastici, lagnandoci e disapprovando le apparenze del mondo, saltimbanco, accattone, artista, bandito, - prete! Sul mio letto d'ospedale, l'odore dell'incenso mi è tornato così prepotente; custode dei sacri aromi, confessore, martire...
In ciò riconosco la sporca educazione della mia infanzia. E poi!... Tirare avanti vent'anni, se gli altri vanno avanti per vent'anni...
No! no! ora mi ribello contro la morte! Al mio orgoglio il lavoro appare troppo leggero: il mio tradimento al mondo sarebbe un supplizio troppo breve. All'ultimo momento, attaccherei a destra, a sinistra...
Allora, - oh! - povera cara anima, l'eternità sarebbe forse perduta per noi!


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