Les assis



Les assis


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George Grosz Ritratto di Max Herrman-Neiss

Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs;

Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leurs fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs!

Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.

Et les Sièges leur ont des bontés: culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.

Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.

- Oh! ne les faites pas lever! C'est lle naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage!
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.

Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors!

Puis ils ont une main invisible qui tue:
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.

Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.

Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés;

Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.







I seduti


Neri di natte, agli occhi occhiaie verdi e il volto
Butterato, le dita abbarbicate ai femori,
L'occipite piagato da scorbutiche placche,
Come di vecchi muri lebbrose fioriture;

Hanno bene innestato, con amori epilettici,
L'irreale ossatura agli scheletri neri
Delle sedie; coi piedi s'attorcigliano stretti
Alle sbarre rachitiche, al mattino e alla sera.

Questi vegliardi han sempre fatto treccia coi seggi,
Sentendo i soli ardenti lucidargli la pelle,
O, gli occhi fissi ai vetri dove le nevi fondono,
Tremando col dolente trepidare dei rospi.

E le sedie con loro son gentili: abbrunita,
La paglia cede ai lati delle loro ampie reni;
L'antico sole, spento, si riaccende, racchiuso
Nelle trecce di spighe in cui fermentò il grano.

E i Seduti, coi denti alle ginocchia, verdi
Pianisti tambureggiano con le dita la seggiola;
Si ascoltan farfugliare barcarole assai tristi,
E i capoccioni ondeggiano in un rullìo d'amore.

- Oh! non fateli alzare! Sarebbe un bel naufragio...
S'ergono, mugolando come gatti battuti,
Aprono lentamente le scapole e, oh rabbia!,
Le brache si rigonfiano alle reni ampollose.

Li sentite cozzare le loro teste calve
Ai muri scuri, i piedi ciabattano rabbiosi
E i bottoni degli abiti son pupille arrossate
Che vi attirano l'occhio in fondo ai corridoi!

Posseggono una mano che, invisibile, uccide.
Al ritorno, lo sguardo filtra il veleno nero
Che offusca l'occhio mesto della cagna battuta,
E voi sudate, presi in un atroce imbuto.

Riseduti, coi pugni persi dentro i polsini,
Pensano alle persone che li hanno disturbati,
E, da mattina a sera, grappoli di bargigli
Fremono da scoppiare sotto i menti meschini.

Quando l'austero sonno gli abbassa le visiere,
Sognano sulle braccia di sedie fecondate,
Di avere tutto intorno amorini di sedie
Che circondino gaie le fiere scrivanie;

Fiori d'inchiostro sputando pollini come virgole
Li cullano, seduti a ridosso dei calici
Come lungo i giaggiuoli un volo di libellule.
- E il loro membro s'irrita alle spighe barbute.


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